Le leadership de la FIOE Canada fait avancer le dialogue national sur les normes, les métiers et la sécurité

Chères consœurs et chers confrères,
Depuis l’élection du nouveau gouvernement libéral au printemps dernier, la FIOE Canada s’est activement engagée dans des discussions déterminantes relatives aux politiques avec les gouvernements fédéral et provinciaux pour défendre une voix forte au nom des travailleuses et travailleurs des métiers spécialisés.
Nous continuons de miser sur des relations solides, tant au sein des Syndicats des métiers de la construction du Canada (SMCC) qu’auprès des représentants du gouvernement, afin d’obtenir des avantages concrets pour nos membres. Plus récemment, ces efforts étaient axés sur l’harmonisation nationale en matière de sécurité, les conventions collectives applicables aux projets et les négociations commerciales internationales. Notre objectif demeure clair : façonner un environnement où les normes syndicales sont reconnues comme la référence de l’industrie.
J’ai le plaisir d’annoncer une mise à jour sur nos efforts récents.
Appuyer les efforts nationaux visant à harmoniser la formation en matière de sécurité, avec l’Ontario comme catalysur

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Alors que les gouvernements vont de l’avant avec d’importants projets d’infrastructure et l’exploitation des ressources, le besoin d’une main-d’œuvre mobile et prête à l’emploi se fait de plus en plus sentir. Or, les exigences relatives à la certification en santé et sécurité varient encore d’une province à l’autre, ce qui crée des obstacles inutiles pour les travailleuses et travailleurs qualifiés. Ces barrières alourdissent les coûts des projets, entraînent des retards et des dédoublements, sans pour autant améliorer la sécurité sur les chantiers.
En collaboration avec les SMCC, nous poursuivons nos échanges avec les partenaires gouvernementaux afin de mettre en place une approche cohérente et rigoureuse de la formation en santé et sécurité, reconnue à l’échelle du pays. Au cœur de cet effort, il est essentiel de veiller à ce que tout cadre harmonisé repose sur les normes les plus strictes. Ces normes existent déjà pour bon nombre d’entre elles, au sein des systèmes de formation syndiqués.
L’Ontario s’est imposé comme un acteur clé dans cette discussion, en devenant la première province à instaurer un cadre de reconnaissance des qualifications « de plein droit », en partenariat avec les organismes de réglementation. La province est ainsi bien positionnée pour jouer un rôle de leadership alors que les gouvernements envisagent des efforts d’harmonisation plus larges liés aux grands projets et à la mobilité de la main-d’œuvre.
Lors de récentes rencontres avec des responsables provinciaux et fédéraux, nous avons réaffirmé la valeur de la formation dirigée par les syndicats et mis en évidence la préparation de notre main-d’œuvre syndiquée et de sa compétence. Nous avons également démontré que l’harmonisation peut favoriser la productivité tout en maintenant les plus hautes exigences en matière de santé et de sécurité.
Même si les processus gouvernementaux avancent rarement rapidement ou de façon visible, nous considérons ces échanges continus comme un travail essentiel qui renforce à la fois l’industrie électrique et l’ensemble du secteur de la construction.


Renforcer les normes du travail dans les grands projects au Canada
En étroite collaboration avec les SMCC, nous menons actuellement des discussions aux plus hauts niveaux gouvernementaux afin d’assurer des normes du travail solides pour tous les grands projets bénéficiant d’un soutien fédéral.
Alors que le gouvernement fédéral fait avancer sa vision du développement des infrastructures nationales, nous plaidons en faveur d’engagements formels garantissant que ces projets soient réalisés selon les plus hautes exigences en matière de compétence et de rémunération équitable. Notre objectif est d’établir un cadre où les conditions syndicales deviennent la norme de référence pour l’ensemble des grands projets.
Au cœur de ces discussions se trouve un cadre proposé qui repose sur deux résultats clés mesurables :
- Salaires en vigueur: veiller à ce que toutes les personnes de métier œuvrant sur les grands projets soient rémunérées conformément aux conventions collectives multipatronales en vigueur et à celles des affiliés des SMCC, reconnues comme la norme de l’industrie.
- Ratios d’apprenties et d’apprentis : exiger qu’au moins dix pour cent (10 %) du total des heures travaillées par les personnes de métier sur tout grand projet soient effectuées par des apprenties et apprentis inscrits dans les métiers désignés Sceau rouge et autres métiers reconnus, afin de soutenir l’avancement professionnel et répondre aux besoins futurs de la main-d’œuvre.
Les échanges ont été constructifs et ont mis en lumière qu’atteindre ces engagements permettrait de consolider un partenariat unanime et collaboratif entre le mouvement syndical et le gouvernement pour « bâtir le Canada ensemble ».
Bien que nous en soyons encore aux premières étapes, nous considérons cet engagement de haut niveau comme un travail essentiel qui démontre toute la valeur d’une représentation syndicale forte et influente dans l’élaboration des politiques nationales.
La collaboration continue entre les syndicats, les gouvernements et les partenaires de l’industrie sera indispensable pour mettre en place une approche harmonisée profitant aux travailleuses et travailleurs, aux projets et à l’économie canadienne dans son ensemble.
Préconsier un Canada « fort de ses syndycats » lors de la table ronde fédérale sur l’ACEUM

En partenariat étroit avec les SMCC, nous veillons à ce que la voix des travailleuses et travailleurs des métiers spécialisés soit pleinement entendue dans les discussions fédérales cruciales qui façonnent l’avenir économique du Canada. Cet engagement s’est notamment traduit par notre participation à une table ronde de haut niveau portant sur l’étude conjointe à venir de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM).
Les accords commerciaux ont des répercussions majeures sur les emplois au Canada, la capacité industrielle et la viabilité des grands projets d’infrastructure partout au pays. Conscient de ces enjeux, l’honorable Dominic LeBlanc, ministre de la Sécurité publique, des Institutions démocratiques et des Affaires intergouvernementales, m’a invité, ainsi que d’autres dirigeants des métiers de la construction à prendre part à ce processus de consultation essentiel.
Un constat important des discussions réside dans l’alignement clair du gouvernement fédéral et du mouvement syndical établi sur l’importance de consulter les organisations syndicales. Le gouvernement a confirmé que ses échanges se feront avec des syndicats légitimes et reconnus, notamment ceux affiliés à la structure des SMCC, apportant ainsi une définition claire du terme « syndicat » dans le contexte fédéral officiel.
La FIOE Canada demeure pleinement dévouée à maintenir un dialogue soutenu avec tous les ordres de gouvernement afin de bâtir un Canada fort de ses syndicats. Ces rencontres s’inscrivent dans un effort continu pour défendre nos membres et faire en sorte qu’une main-d’œuvre syndiquée forte, qualifiée et reconnue soit le fondement de l’avenir économique du pays.
Nous continuerons de vous tenir informés de l’évolution de ces dossiers et des autres objectifs législatifs à venir.
En toute solidarité,

RUSS SHEWCHUK
Vice-président international
FIOE Canada

