L’année 2025 a atteint un niveau record dans le secteur de la construction au Québec et aucun ralentissement du travail n’est prévu dans les mois à venir.
Compte tenu de ce qui précède, les salariés voyageurs sont invités à suivre la procédure de certification unique pour le déplacement vers la province applicable aux travailleurs de la construction.
« Il existe de nombreuses occasions là-bas pour nos consœurs et nos confrères, mais ils doivent suivre les procédures du gouvernement provincial pour être admissibles à travailler », déclare Russ Shewchuk, le vice-président international du Premier District.
Contrairement aux autres secteurs du Canada, le gouvernement provincial chapeaute directement le secteur de la construction au Québec. Tous les employeurs et les syndicats relèvent de la Commission de la construction du Québec, ou CCQ et toute personne à la recherche d’un travail dans la province doit en premier lieu obtenir l’autorisation de cet organisme gouvernemental.
La patience finit toujours par payer. Les salaires sont parmi les plus élevés au pays grâce à la forte activité dans le secteur de la construction et de la pénurie de la main-d’œuvre qualifiée.
Selon le Canadian Press, la Commission rapporte qu’en 2025 216 millions d’heures de travail ont été réalisées, dépassant sa propre prévision initiale de 211,5 millions d’heures. Certaines entreprises de construction ont publié des annonces en ligne promettant des primes d’embauche pouvant atteindre 1 500 $.
Cependant, une fois arrivé pour travailler dans la province, chacune et chacun se voit remettre un formulaire de déclaration par la CCQ pour demander à l’individu de préciser le syndicat qui doit le représenter. On incite les membres de la FIOE de choisir le CPQMCI ou l’International au moment de leur inscription.
« Nous remercions les membres de la FIOE qui sont prêts à voyager pour profiter de ces occasions », mentionne M. Shewchuk. « Notre objectif est de s’assurer que ces membres sont déjà au courant et qui suivent la procédure pour maintenir leur statut de membre en règle auprès de la Constitution de la FIOE. »
Les électriciennes et les électriciens qui ne sont pas encore certifiés (étudiants), mais qui peuvent effectuer des travaux électriques de niveau inférieur sont également nécessaires.
Le boom de la construction au Québec trouve son origine dans les projets d’infrastructures publiques, comme les hôpitaux et les routes, à la suite de la pandémie de la COVID-19.
Ce travail continue dans plusieurs endroits, mais d’autres projets commencent maintenant à se concrétiser. Montréal met en service une nouvelle ligne de Réseau express métropolitain et on s’attend à ce que les travaux débutent prochainement dans le cadre d’une expansion de 1,2 milliard de dollars du port de Montréal.
Québec se lance aussi dans le boom des centres de données. Microsoft en construira un dans les banlieues de la ville de Québec et la province est reconnue comme l’une des régions les plus propices aux centres de données au Canada en raison des centrales électriques en abondance.
Guy Fournier, le gérant d’affaires du local 568 à Montréal dit que la province vit un boom de construction sans précédent ces derniers temps.
Les problèmes se sont apparu lorsqu’un entrepreneur clé a indiqué quel syndicat choisir avant le lancement des travaux, formule M. Fournier. Non seulement que c’est illégal en vertu de la loi provinciale, mais va peut-être aussi incité par inadvertance certains membres de la FIOE a adhérer à un autre syndicat.
Les membres représentés par un autre syndicat contreviennent à la Constitution de la FIOE.
« C’est nouveau pour nous », exprime M. Fournier. « Dans les prochains 10,15, 20 ans, la province connaitra beaucoup d’ouvrage et nous aurons besoin de nombreux salariés voyageurs. L’essentiel est d’éviter que les membres de la FIOE signent avec un autre syndicat. »
M. Shewchuk reconnaît que chacun doit prendre la décision qui lui convient le mieux et à ses proches, surtout contenu du fait que le travail est maintenant en abondance dans la plupart des régions au pays. Certains ne pourront ne pas avoir envie de quitter leurs propres territoires.
Cependant, pour celles et ceux qui voudront le faire, le Québec est le bon choix. Pour de plus amples informations, on demande aux leaders des sections locales et aux membres qui ont des questions au sujet de la procédure de communiquer avec le bureau du local 568 à Montréal. Le local couvre le territoire des électriciens et des monteurs de lignes dans la province.
